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13jan

Maladie ou comédie? – 4 règles simples pour les motiver pour l’école

Je suis maladeJe me souviens, petite, il m’arrivait de feindre d’être malade pour éviter d’aller à l’école : maux de tête, maux de ventre, étourdissement… J’arrivais plutôt bien à jouer la comédie. Lorsque mon fils, alors en maternelle, a tenté le coup, heureusement pour moi, il n’était pas ce qu’on pourrait appeler un excellent comédien.

Histoire de considérer son désir de prendre occasionnellement une pause de l’école, j’ai donc réfléchi à une solution qui serait gagnante-gagnante et qui lui éviterait d’avoir à mentir et qui favoriserait sa présence en classe. Les règles sont simples, dissuasives et ô combien efficaces!

 Un vrai malade

D’abord, il faut savoir qu’ici, lorsqu’un enfant est malade, pour son bien, il importe qu’il soit alité et calme. Son système immunitaire a besoin de se reposer pour refaire des forces et passer à travers ses journées rempli d’énergie. Il leur est permis de lire et dessiner, mais ces deux activités doivent se faire dans le calme, dans le confort de leur lit et dans la pénombre. Ils peuvent se lever pour manger et aller aux toilettes, mais rien d’autre n’est autorisé. Quand on est vraiment malade, on doit tout faire pour se remettre sur pied!

Comme vous pouvez le constater, le traitement réservé aux malades chez-nous est plutôt décourageant et ennuyant!

Congés d’école

Quel adulte n’a pas, de temps à autre, envie de prendre congé de son boulot? Qui n’a pas téléphoné à son employeur en feignant d’être malade ? C’est pour éviter ces mensonges et leurs conséquences que j’avais changé les « congés maladie » par des « congés personnels » dans l’organisme que je dirigeais. Étonnamment, cette mesure avait grandement diminué le taux d’absentéisme en plus d’avoir des répercussions positives sur les relations de travail. Je me suis dit qu’en adaptant cette mesure à la situation de mes enfants, je pourrais aussi constater des impacts positifs.

Voici donc ce que je leur ai proposé : 2 journées de congé d’école par année scolaire;

  1. les journées de congé non utilisées sont monnayables à la fin de l’année scolaire à raison de 5$ chacune;
  2. une journée de congé se planifie;
  3. elles ne peuvent être prise dans les 2 premiers mois et le dernier de l’année scolaire ni un jour d’examen, de présentation ou autre évaluation;
  4. comme il s’agit d’une journée de congé et non une journée maladie, les enfants peuvent faire les activités qui leur plaît à condition de me laisser travailler. La télévision, les jeux vidéos et l’ordinateur sont toutefois limités.

Résultats

J’ai deux enfants d’âge scolaire. Kakou est en 3e année tandis que Bibou est en 1ère année. Je compte donc 6 expériences de ce programme de congés. Voici, par année et par enfant, les absences qui incluent les journées de maladie et les congés d’école :

Kakou

  • Maternelle : 1 jour d’absence
  • 1ère année : 0 jour d’absence
  • 2e année : 1 jour d’absence
  • 3e année (en cours) : 0,5 jour d’absence

Bibou

  • Maternelle : 0 jour d’absence
  • 1ère année (en cours) : 0 jour d’absence

Au-delà des jours d’absence peu fréquents, ce que je récolte le plus c’est de voir à quel point ils se responsabilisent face à l’école. Il leur arrive de me dire, un matin pluvieux : « Ah! que je resterais à la maison ce matin moi, mais, je ne vais pas le faire! Je préfère garder mon congé pour une autre fois quand je sentirai que j’en ai vraiment besoin! »

Et, étonnamment, je n’ai que très rarement à les motiver pour aller à l’école le matin. Est-ce un autre effet de ce programme de jours de congé?

Dites-nous comment ça se passe chez vous. Nous serions heureuses de vous lire!

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4 Commentaires

  • Emilie 16 janvier 2014 à 6 h 32 min

    Très bonne technique ! Après il faut aussi éviter qu’un vrai malade se force à venir et contamine les autres ;)

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  • Bernadette 21 octobre 2014 à 5 h 05 min

    Je ne suis pas d’accord avec le terme « comédie »… lorsqu’un enfant dit avoir mal quelque part un matin d’école, c’est qu’il a mal quelque part… peut-être pas au ventre ou à la tête comme il le dit, mais tout simplement qu’il a mal à « sa maman », « son papa », qu’il a mal à l’école aussi… il y vit des stress qu’on n’imagine même plus, même si on est passé par là…
    la technique des jours de congés peut être intéressante, et en même temps, le fait que ça soit monnayable en argent sonnant et trébuchant ne me semble pas opportun…
    chacun ses astuces :)

    Répondre

    • Karine Trudel 21 octobre 2014 à 9 h 02 min

      Il existe aussi des comédies dramatiques ;) Si vous référez au début de l’article, vous comprendrez que c’est moi, petite, qui jouait la comédie pour être en congé d’école. Pour ce qui est de la rétribution, c’est à la discrétion de chacun comme vous dites. Pour ma part, comme c’est une bénéfice à très long terme, une journée avec maman n’aurait pas eu le même impact que l’argent.. comme l’argent qu’on met dans un REER. Toutefois, pour des privilèges à court et moyen terme, j’opte, effectivement, pour du temps de qualité, des échanges de services, des activités choisies par l’enfant, le choix du repas du soir, etc.

      Répondre

  • Lucie 2 mars 2015 à 16 h 30 min

    je suis malade quand je suis a l’école mais quand je rentre chez moi sa passe, je ne sait plus quoi faire!

    Répondre

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